Archive GA I-IV

Publié le par 1rΩm1

 

0 - NB : autoportrait en construction

 

Ouverture prochaine !

 

(Ces "pages choisies", en attendant - et comme pour temporiser :

 

A nouveau seul, Romain contemple le tableau du mur végétal, la désirable provende de grappes hors de sa portée, accrochée aux plus hautes branches, énormes mûres gonflées de sucre tiède, figures de la tentation. Cependant l'enfant ne souffre pas tant de ces fruits inaccessibles que de la résistance paralysante de l'obstacle. L'anarchique composition du buisson, aussi haut qu'un arbre, irrite en lui une vindicte soudaine. Le roncier semble inerte, cependant il est mû d'une puissance de guerre souveraine qui arme les rameaux d'épines redoutables, les allonge et les déploie en tous sens, hors de toute logique, dans une ignorance insultante de son désir enfantin. Planté là, le roncier pousse. Il puise dans la terre noire sa force vitale, sa méchanceté native. Il dresse devant l'enfant le mur de sauvagerie incompréhensible, la vésanie hostile, insensée des choses qui existent. Indépendantes, naturelles. Indestructibles, insensibles, qui le rejettent à sa solitude impuissante. Apparemment anodines, mais, si on approche, offensives, hérissées de tant de dards, de pointes acérées, armées d'aiguilles, de crocs effroyables, machine végétale d'insondable bêtise. Alors, explorant des yeux la masse ennemie, il aperçoit, dissimulée au centre par l'inextricable fouillis qu'elle engendre en guise de camouflage guerrier, plus large que sa propre cuisse, veinée de gris, de rose, gonflée de joie verveuse, de venin, triomphante, la solide érection du tronc du roncier, d'où vient sa force, sa vie. Une colère désespérée le submerge, il oublie la crainte des épines, ses peurs frileuses. Blême, poings levés, il se précipite contre le mur hérissé. Il n'a pas crié. Le mur ne résiste pas, il ploie. En ployant il se convulse comme un organe, se referme, il griffe, déchire sa proie, grippe mains, visage, lacère le dos, les jambes.

Romain n'a pas crié, pas un mot.

Anne-Marie GARAT, Chambre noire, “Babel”, 2008, pp. 99-100.)

 

 

1 - [sans titre]

Suffit... 

Je ne comprends pas tout — c'est peu dire... — quant à ce qu'il faut faire... et vais me coucher !

-=-=-=-=-

de : ormegris

Bienvenue dans ce monde un peu fou des P.D. Blogueurs !

 

[publié le 22/07/2009 à 00:58 sur le site GayAttitude]

 

2 - NB 2

Portrait et son entour toujours en chantier..... 

quel chantier !

 

Merci au seul et unique commentateur

 

 

(il faut dire que, pour le moment, je n'offre pas beaucoup de prise).

 

-=-=-=-=

de (utilisateur non connecté à GA) : P.

Vous n'avez pas lu Proust, ni Léautaud?

 

Réponse de 1rom1 à P. (visiteur) Bonjour P., Coupé-collé du portrait d'un autre que j'ai, moi aussi, "visité" :

[…] Robert aurait voulu demander à son amie qui étaient Lucienne et Germaine, les choses qu'elles lui eussent dites si elle était montée dans leur compartiment, à quoi elles eussent ensemble, elle et ses camarades, passé une journée qui eût peut-être fini comme divertissement suprême, après les plaisirs du skating, à la taverne de l'Olympia, si lui, Robert, et moi n'avions pas été présents. Un instant les abords de l'Olympia, qui jusque-là lui avaient paru assommants, excitèrent sa curiosité, sa souffrance, et le soleil de ce jour printanier donnant dans la rue Caumartin où, peut-être, si elle n'avait pas connu Robert, Rachel fût allée tantôt et eût gagné un louis, lui donna une vague nostalgie. Mais à quoi bon poser à Rachel des questions, quand il savait d'avance que la réponse serait ou un simple silence ou un mensonge ou quelque chose de très pénible pour lui sans pourtant lui décrire rien ? Les employés fermaient les portières, nous montâmes vite dans une voiture de première, les perles admirables de Rachel rapprirent à Robert qu'elle était une femme d'un grand prix, il la caressa, la fit rentrer dans son propre coeur où il la contempla, intériorisée, comme il avait toujours fait jusqu'ici  — sauf pendant ce bref instant où il l'avait vue sur une place Pigalle de peintre impressionniste — et le train partit.

Pour ce qui est Léautaud, je ne suis plus sûr... Pour ce qui est de Proust, je l'aime beaucoup, bien sûr, mais pas "énormément". Je n'ai — cependant — pas compris ce qui a motivé votre question. Bien à vous, 1rom1

 

de (utilisateur non connecté à GA) : P.

Ah, "Rachel quand du Seigneur" [...] Elle était, en mangeant, maladroite de ses mains à un degré qui laissait supposer qu’en jouant la comédie sur la scène elle devait se montrer bien gauche. Elle ne retrouvait de la dextérité que dans l’amour, par cette touchante prescience des femmes qui aiment tant le corps de l’homme qu’elles devinent du premier coup ce qui fera le plus de plaisir à ce corps pourtant si différent du leur. [...] Pas de motivation spéciale, simple réaction à la lecture du "portrait en chantier" qui a de belles fondations et il me semblait que les deux noms cités allaient de soi dans la liste des auteurs (une prescience en quelque sorte).

[publié le 22 ou le 23 juillet 2009 sur le site GayAttitude]

 

3 - Etats d'âmes d'un néo-blogueur (suite)

Découverte au fur et à mesure des potentialités du site, plutôt bien fait.

Cependant, une erreur concernant son mode d’emploi n’est pas exclue, déclenchant un effet inverse à l’effet désiré…

 

Remplir toutes les rubriques ? C’était l’idée première. Mais la réponse juste, ou l’imagination, ou l’humour n’a pas toujours été au rendez-vous. 

 

Ainsi comment remplir la rubrique “sexe”, qui impose un nombre limité de réponses, sans possibilité de leur substituer d’autres propositions… sauf à fronder avec les questions (certains font cela d’ailleurs très bien) ?

 

L’inscription à des groupes est tentante… Mais, inscrit sur la liste des amateurs de torses velus, cela doit-il impliquer les fesses en prime, ou d’appartenir tout aussi bien — et éventuellement malgré soi — au clan de « vivent la barbe et les barbus ! » ? 

 

La tentation avait été forte d’inscrire telle ou telle précision dans la rubrique “physique”.

Mais, par exemple, « poilu » ne faisait pas l’affaire… et reste vague somme toute ! Le mot évoque trop d’ailleurs de vieilles blagues, des associations malheureuses… « Velu » lui serait infiniment préférable, qui appelle « velours » (alors que « poilu »… n’appelle que... « poids lourd »). Renoncement (effacement) de cette mention après réflexion. Toutes les rubriques ne seront donc pas remplies, décidément. On se définit — après tout — peut-être mieux par ce que qu’on tait que par ce qu’on dit… 

 

Reste que l'inscription à des groupes reste tentante… Cela mettrait des images dans ce portrait gris sur gris…

 

-=-=-=-=-

de : toutneuf69

En même temps, tu n'es pas obligé de tout remplir maintenant mais au fur et à mesure de ton inspiration. Bienvenu :)

 

4 - Groupes [suite]

Je me suis lancé dans l’ajout de groupes afin de mettre de la couleur — ainsi que dit — dans tout ce gris.

 

Au bout de trois tentatives, je n'avais que des photos en noir et blanc — sauf un peu de rose dans la photo de Juliette ("Think Pink !") !

 

Archive GA I-IV

Aussi me suis-je souvenu d'un groupe "orthographe" — ce qui m'avait amusé — pour (sou)mettre une image plus colorée...

En même tant, il ne fodrait pas que sa decourage les jens qui veule mécrire... parce que si je tiens à l'ortografe, je n'en fai pas une fixassion ! Et puis... ce torse imberbe pour symboliser le groupe (mais quel rapport avec l'orthographe, franchement ? avec la syntaxe, passe encore… mais… avec l'orthographe ?!!)...

 

Je crois que "j'y retourne immédiatement" (... ajouter un autre torse moins glabre)...

 

Archive GA I-IV

 

PS - Merci en tout cas aux gens qui se fendent de commentaires — commentaires que je trouve d'ailleurs pertinents.

 

Et P*** ne pourrait-il pas laisser plus de traces ? Je ne sais comment ni où lui répondre...

[publié le 24/07/2009 à 00:03]

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article