1084 - Carnets d'un confiné (20)

Publié le par 1rΩm1

 

 

CARNETS d’un CONFINÉ

 

 

20

 

[Journal pas toujours extime]

 

 

(14 mars, […] 1er MAI 2020 … …)

 

 

3 avril

 

Matin

 

Je subis (j’obéis à ?) de mêmes cadences de travail que la veille. Travailler en aveugle apparaît assez ingrat. Cela occupe, cependant.

 

Je fais des courses sommaires dans la supérette à proximité, installée désormais dans les locaux d’une ancienne station service.

Le caissier va et vient sans masque. Je ne peux retenir une remarque — je ne suis pas sûr que les jeunes gens mesurent la légèreté avec laquelle ils s’exposent et exposent les autres à une possible contamination. J’achète du gel hydro-alcoolique à trois euros le flacon de 75 ml ! (selon le mode d’emploi, une “noisette” du produit = 6 ml : je me livre à un rapide calcul mental, évaluant le prix du litre et celui d’une rasade de produit).

 

Je reçois un message de Sylvie, qui me fait plaisir.

J'envoie une réponse presque aussitôt.

 

1084 - Carnets d'un confiné (20)

 

Après-midi

 

Sieste de près de deux heures. Promenade. Plus de monde, me semble-t-il, que précédemment arpente les rues.

 

Marthe envoie un SMS pour que je l’appelle à partir de mon téléphone fixe — ou plutôt : se propose de m’appeler. Je la rappelle.

Nous rions assez bêtement parce que, suite aux propos scandaleux du préfet Lallement, je dis que le Président des Philippines devrait l’embaucher comme chef de sa police. Je l’ai constaté : nous avons le rire facile en ces temps.

Paul, que me passe Marthe ensuite, se plaint de la longueur du confinement.

 

J’appelle mon père, plus prolixe qu’il ne l’était naguère.

 

Et Claudie m’appelle, qui commente l’actualité la plus fraîche comme suite aux déclarations de Jean-Michel Blanquer le matin.

 

 

 

 

 

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