1138 - Carnets d'un confiné (51)

Publié le par 1rΩm1

 

 

CARNETS d’un CONFINÉ

 

51

 

[Journal pas toujours extime]

 

(14 mars, […] 1er MAI 2020 … …)

 

3 mai

Matin, après-midi, soir

Qu’ai-je fait d’autre que travailler ?


 

Correspondance avec Benoît

 

MOI - 02/04/2010 ; 22:55

Benoît,

Viens de lire ton dernier « post ».

Et tu viens quand à Paris ?

J’y serai, pour ma part, à partir du 19 avril pour cinq-six jours au moins. Et, de toute façon, le TGV nous a mis **** à 1 h 30 de Paris ! C’est moins loin que le Moyen-Orient !

 

Tiens-moi au courant. Et écris-moi, car, ainsi que dit déjà, j’ai hâte de reprendre notre commerce électronique.

Très cordiales pensées,

Romain

 

 

MOI - 02/04/10 ; 23:09

Benoît,

Comme tu le constateras toi-même, nos messages se sont croisés — comme d'habitude...

Moi aussi, j'ai connu une période pénible.

 

A bientôt,

Romain

 

 

LUI - 03/04/10 ; 18:55

Eh bien, c’est parfait, nous pourrons en effet prendre un café — ou un verre — en terrasse (espérons qu’il fera beau) : je serai à Paris entre le 20 et le 30. (Pas tout le temps à Paris, sauts prévus aussi en province ; mais suffisamment de temps dans la capitale pour s’y rencontrer.)

 

Commerce électronique… Il faut que je reprenne l’historique de nos conversations : impossible de savoir ce que je t’ai écrit et envoyé, ce que je voulais t’écrire mais n’ai pas écrit, ce que je t’ai écrit mais n’ai pu envoyer (perdu dans ce collapsus électronique).

 

Ceci, encore : j’ai beaucoup aimé « Des pas dans mes pas » ; mais ce mystère : que ou qui sont les « enfants de novembre » ?

Amitiés,

B.

 

 

LUI - 05/04/10 ; 13:00

Dimanche matin

Bonjour Benoît,

Les enfants de novembre renvoient à une chanson de Barbara

1138 - Carnets d'un confiné (51)

 

et, surtout, réfèrent aux lycéens qui avaient surpris tout le monde en manifestant massivement avec les étudiants dans les rues contre le projet Devaquet de réforme de l’enseignement supérieur en novembre 1986 (première grosse grève lycéenne ; depuis, c’est presque annuellement qu’ils sortent, si je puis dire, dans les rues ; mais ils ont laissé passer, cette année, une réforme de la seconde qui va déstructurer complètement le lycée, après qu’ont été complètement sabotées les années collège : on n’apprendra bientôt plus grand-chose dans les établissements scolaires, et notre métier va devenir une gageure bien compliquée !…) — et, pour moi, « les enfants de novembre » ce sont, plus encore, mes propres élèves de seconde que je croisais alors dans les manifestations.

 

Je complète ce message de "quelques" lignes restées en souffrance en attendant que le fil du dialogue électronique soit pleinement renoué, lignes nécessairement parcellaires — et presque anecdotiques. Peut-être cela t’aidera-t-il à retrouver toi-même un peu ce fil…

En tout cas, je serai très content de te voir à Paris. Peut-on, dès que tu seras au clair quant à ton calendrier et tes allées et venues « en Province », caler un moment (je serai à Paris jusqu’au 24 en principe : il faudra bien rentrer au plus tard le 25, puisque je retravaillerai le lendemain) ? Peut-on prévoir — à moins que ton emploi du temps soit si serré ? — plus peut-être qu’un café, par exemple une fin d’après-midi et un “dîner en ville” ? Il me semble que nous devrions avoir des choses à nous dire, même si je suis, pour ce qui me concerne, plus à l’aise peut-être à l’écrit qu’à l’oral… mais il m’arrive d’être bavard, et je crois qu’avec toi j’y arriverai !

Voilà — pour aujourd’hui, d’autant que j’ai un invité durant ce week-end pascal, [Aymeric], rencontré à Paris l’automne dernier, qui émerge lentement, semble-t-il, de sa nuit de sommeil nancéienne pour reprendre pied avec la réalité d’une journée d’avril qui s'annonce encore un peu frisquette.

Meilleures pensées,

Romain

 

 

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