1220 - Si tant est que ce ne soit pas une maladie… (14)

Publié le par 1rΩm1

 

 

Si tant est que ce ne soit pas une maladie

Carnets d'un convalescent

(Journal extime)

Work in progress

 

14

 

4 septembre 2020

Matin

Je consulte et tâche d’assimiler les modes d’emploi des appareils de climatisation (deux sortes d’appareils ont été posés).

La douleur à l’épaule droite que je ressens depuis fin juin m’a invité à prendre rendez-vous chez un médecin ostéopathe-manipulateur chez qui j’étais déjà allé. Dans la salle d’attente, j’écris à Judith pour l’avertir de mon prochain passage à Paris.

La douleur, m’assure le médecin, est imputable à une vertèbre cervicale. Je me laisse manipuler avec confiance. Comme la fois précédente, il agit par surprise, non sans avoir précisé auparavant que s’en prendre toujours avec une cervicale est toujours délicat…

 

Après-midi

Je prends un verre en terrasse avec T.

 

Soir

L’associée de mon médecin traitant, consultée parce que celui-ci était absent, m’avait dit que devrais lire « des choses faciles », telles les lectures qui me plaisaient quand j’étais jeune. Le Bouchon de cristal de Maurice Leblanc ne réussit pas tout à fait à m’emporter…

1220 - Si tant est que ce ne soit pas une maladie… (14)

 

5 septembre

Matin

J’apprends par un message laissé la veille sur mon téléphone par son frère — que je n’ai jamais rencontré — que R. est mort. La nouvelle, malgré tout, me bouleverse. Pour autant, je ne me vois pas assister à l’enterrement. (Je n’ai rencontré qu’à une occasion sa sœur, que R. m’avait présenté comme « un ami », notre relation étant tue à sa famille. Je songe à Claudie et Khadija, qui ont été proches de R., avant qu’il ne se fâche avec elles…)

(Quelques jours auparavant, une femme m’avait contacté, en se présentant comme une relation de R.. Je ne l’avais évidemment pas rappelée.)

*  *  *

Je passe chez M. J.-L. vend divers fruits. J’insiste pour payer les mirabelles, quetsches, poires qu’il veut me donner.

Nous prenons un café, M., lui et moi. La petite-fille de M., A***, à peine polie, qui émerge (il est vrai) de son sommeil, passe et s’efface.

 

Après-midi

Nous sommes attablés à l’intérieur du café où travaille Dimitri et où nous commençons à prendre nos habitudes quand je constate que mon père vient d’appeler. Un cas de coronavirus a été constaté et la maison de soins est désormais confinée. Des visites sont toujours possibles, mais il faudra revêtir blouse de protection et masque. Mon père y est allé l’après-midi et ne s’est pas attardé, ma mère refusant toute proposition [de faire quelques pas] [?] et se montrant encore fatiguée de ses exploits récents. Précisément, c’est chez la coéquipière de sa fugue que la maladie s’est déclarée. Mon père remet alors en cause le déjeuner que nous avions prévu, ma sœur, lui et moi, chez moi le lendemain. Je proteste que nous avons tous les trois été possiblement en contact avec le virus, mais que nous avions alors pris nos précautions. Lui me rétorque que non en s’abstenant de porter un masque dans l’espace confiné de la voiture.

J’expose donc à Marthe, T. et Paul, le risque que je leur fais éventuellement courir.

Je dis à T. que R. est décédé — et à Marthe et Paul, qu’ils n’ont pas connu, qui il était.

Quand je reviens des toilettes, la conversation, entamée déjà, roule sur Frédérique. Je raconte être tombé dans les escaliers — cet escalier lieu d’un de mes forfaits imaginaires délirés par R. ! — la veille et avoir songé à elle, en me rappelant la façon dont elle s’est tuée.

Dimanche 6 septembre

Déjeuner avec mon père et ma sœur. Finalement, mon père choisit d’aller voir ma mère. Elle sera testée prochainement.

Je m’occupe ensuite de réserver des billets d’entrée dans des musées pour Judith et moi. Et je me trompe de date (évidemment !). J’appelle Judith. Tout s’arrange.

J’appelle Claudie. Je l’informe du décès de R.

J’ai reçu entre-temps une réponse d’Aymeric. B., à qui j’ai laissé un message, me rappelle.

Mon séjour à Paris, peu à peu, s’organise.

 

 

 

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