1385 - Si bien que… ? (21)

Publié le par 1rΩm1

 

 

Si bien que… ?

 

(Journal extime)

Work in progress

 

21

 

1385 - Si bien que… ? (21)

 

13 août 2021

Distrait des jours qui ont précédé par Paul et Marthe. En vérité, Marthe est fortement déprimée. Elle s’en était ouverte les jours précédents à M.-C. Et nous l’avions compris nous-mêmes, en avions parlé, T. et moi. T. a décidé de s’en mêler, ce pour quoi j’étais réticent — et l’ai tout de même secondé.

Je les avais tous trois invités chez moi, prétextant le “pass sanitaire” et n’étant guère enthousiaste à l’idée d’une énième terrasse en plein soleil, comme Paul en a l’irritant secret.

Alors que je téléphone à Khadija — dont c’est l’anniversaire —, j’entends sur le téléphone que quelqu’un m’appelle. C’est Marthe, qui me dit lorsque je rappelle qu’elle est en panne de voiture. Je lui propose de venir la chercher et d’aviser par la suite, d’autant que Paul est déjà en route avec le chien, quand lui et T. seront arrivés.

Ainsi faisons-nous. Au cours de la conversation, elle dit qu’elle pourrait appeler la patronne du café de quartier où elle et Paul vont souvent — laquelle, de fait, lui propose les services de son mari. Le temps de boire un verre de bière tous ensemble, je la ramène donc.

Quand je suis de retour, T. a entrepris Paul quant à l’état de santé de sa compagne. Lui, à ce propos, se montre d’assez mauvaise foi, rejetant sur elle un certain nombre de griefs, celui, en particulier, d’esquiver ses propositions de partir en vacances. Nous tentons de lui expliquer que la dépression sape bien de l’énergie, d’autant que, dans le couple, c’est Marthe — certes, Paul est handicapé, mais ce, pas au point d’assumer certaines tâches — qui endosse toutes sortes de charges. Nous lui suggérons aussi la possibilité de partir de son côté, tandis que Marthe irait voir sa sœur (que lui n’apprécie pas), dont elle est continuellement préoccupée, à Paris.

Il finit par se fâcher. Certes, nous nous sommes immiscés dans leurs affaires de couple — cependant, nous n’avons pas reçu — moi, en tout cas, car je ne sais ce qu’il en est ni de T. ni de M.-C. — de confidences déplacées. Je tente de calmer Paul en lui suggérant d’en discuter, le plus précautionneusement possible, avec Marthe (même si je le crois peu capable de cela, étant donné les dénis dont il a fait preuve et que j’ai notés au passage — et si je ne crois guère par ailleurs qu’ont pu être efficaces, voire pertinentes, nos interventions…)

 

14 août

T. me téléphone. Paul ne veut pas, dans un premier temps, le voir ; il se ravise, pourtant, Marthe ayant accepté un verre en terrasse l’après-midi — à condition de ne pas évoquer la situation débattue la veille (!). A demi mot, T. suggère que venir moi aussi aplanirait peut-être les tensions, ce que je ferai en sorte d’alléger l’atmosphère…

 

Quand je rentre, mon père a déposé un message sur mon répondeur. Il a reçu le modèle de bail qu’il m’avait demandé. Je l’aide ensuite à réserver un rendez-vous pour une troisième injection, puisque j’avais vu que je le pouvais le faire pour autrui…

Le jeune Erwan est là. Une voix féminine — la mère ? — se mêle de temps en temps à ses propos, bien plus diserts.

 

15 août

J’écris à Judith (j’ai déjà beaucoup tardé).

Je croise dans l’escalier le jeune Erwan avec une jeune fille, assez oie blanche, du moins timide en diable. Me serais-je trompé à propos de lui et de ses préférences sexuelles ?

Au volant de la voiture, alors que je me rends au déjeuner dominical — devenu une institution dorénavant —, j’échafaude soudain une explication qui me secoue de rires : « C’est sa cousine ! c’est sa cousine !! »

 

16 août

Mon père veut me donner le bouddha que ma mère entendait me léguer après sa mort. Ma réticence est grande : bien que rien n’ait jamais été dit à ce propos, dans l’esprit de chacun ce serait après que elle et lui seraient disparus.

Agacement vis-à-vis de T. Ses préventions sont pires en général que les miennes, à mon sens, et, précisément, de reconnaître celles-ci chez lui m’indispose, comme m’irrite de m’en rendre compte et de ne savoir comment ne pas être injuste envers T. à ce propos même ¡

 

17 août

Journée

Judith a répondu à mon courriel de l’avant-veille.

Mon père a loué, après deux visites, l’appartement en-dessous du mien à un ingénieur qui travaille chez Enedis, entreprise avec laquelle j’ai régulièrement maille à partir au sujet de compteurs “intelligents” dont la copropriété, sur mes instances, a refusé l’installation.

Il y aura désormais quatre mâles célibataires — ou supposés tels — qu’entoureront une célibataire locataire depuis vingt-cinq ans au moins !

Discours entendu de seconde main — son intervention en direct m’aurait été insupportable — du chef de l’État, exaspérant, à propos de l’Afghanistan. C’est peu dire que, par-delà la honte ressentie face à de tels propos, on a honte de vivre ! Edward Snowden a envoyé un “tweet” lapidaire : Emmanuel Macron = Le Pen.

 

Soirée

J’ai invité T. à dîner pour fêter — avec une semaine de retard — son anniversaire. Le repas s’avère moins réussi que l’année dernière dans le même restaurant.

 

 

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