1741 - Si au moins… ça pouvait ressembler… à l'Italie ! (30)

Publié le par 1rΩm1

 

 

 

Si au moins…

 

ça pouvait ressembler

                             

                                        à l’Italie !

 

 

(récidive)

 

 

30

 

 

 

12 octobre 2024

Matin

La matinée se passe à écrire à B. et T. — auquel je n’ai pas adressé de message depuis mon départ en Italie —, à répondre à Aurélien.

 

Après-midi

Statue dite « Idole de la cohoba », Taïno, Grotte de Loma Sucia, République dominicaine, Grandes Antilles 14-15° siècles, Bois, Collection privée

Statue dite « Idole de la cohoba », Taïno, Grotte de Loma Sucia, République dominicaine, Grandes Antilles 14-15° siècles, Bois, Collection privée

Nous visitons au Musée du Quai Branly — puisque Zombies demeure inaccessible et qu’il aurait fallu payer pour la voir — une petite exposition, Myriam Mihindou, Ilimb, l’essence des pleurs. Plus socio-historique qu’artistique à mes yeux de béotien — l’œuvre est pourtant prétendument « totale, performative, organique et corporelle » —, nous nous attardons, Judith et moi, à flatter néanmoins une sculpture végétale, que nous sommes invités à « caresser délicatement pour sa présence sonore », et, de fait, les sons produits impressionnent notre ouïe. Et je trouve intéressantes certaines propositions de l’artiste sur les couleurs du deuil, même si, parmi elles, d’autres m’échappent — relevant sans doute d’une mystique personnelle.

Myriam Mihindou, Nzumbili, 2023, Grès baillet sans chamotte, oxydes, émaillages

Myriam Mihindou, Nzumbili, 2023, Grès baillet sans chamotte, oxydes, émaillages

 

Du temps encore s’ouvre à nous, et je tente de persuader Judith de nous rendre au Centre Pompidou pour l’exposition consacrée au surréalisme — vainement.

Nous nous acheminons en bus jusqu’à l’Hôtel de ville, puis Rue des Rosiers (je l’y mène à nouveau). Presque tous les magasins s’avèrent fermés en raison de Yom Kippour. Nous poursuivons jusqu’à la Place du Marché Sainte-Catherine et prenons un verre.

Judith laisse ouvert l’horaire auquel nous rendre le lendemain ou surlendemain, au Musée Guimet, où elle désire aller. Judith dit que « quitter la maison » lui donnera de l’oxygène de toute façon, Norbert s’avérant assez infect avec elle ces temps derniers… Je reste donc dans l’expectative du moment du l’horaire et du jour, B. ne me répondant pas quant à ma proposition de m’accompagner à Beaubourg — décidément, personne ne paraît vouloir s’y rendre ! Je me dis d’ailleurs que je dois l’incommoder de mes invitations et demandes, ce qui, au vrai, m’amuse davantage que cela ne pourrait me déranger. Descendant toute une chaîne d’associations, je repense à l’emménagement d’Aurélien à Marseille, à A., qui habite Arles, au différend qu’elles ont eu, elle et B., la dernière fois qu’elles se sont vues à Paris (en 2010 ?). Même si je n’ai jamais vraiment saisi les tenants et aboutissants de leur querelle, je tendrais à comprendre A. quant aux raisons qui auraient pu la froisser, B. se montrant quelquefois imprévisiblement sèche dans ses réparties avec autrui

 

Soir

B., qui vient de recevoir mon message et en a déduit que j’étais disponible dimanche, téléphone. Et se montre plus aimable que jamais. A croire qu’elle a lu par-dessus mon épaule les lignes précédentes !

Je vais au cinéma voir Cœurs perdus, trois moyens métrages, dont deux d’animation, de réalisateurs différents autour du thème de l’exil vers cette belle terre d’accueil tiède ou hostile qu’est la France.

 

 

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