1845 - Si bien que… ? (115)
Si bien que… ?
(Journal extime)
Work in progress
115
17 septembre 2025
Démêlés épiques — dignes de l’« époque opaque » qui dorénavant nous entraîne quoi que l’on en ait dans ses vertiges délétères — à la suite de messages envoyés sur le site de rencontre auquel je recours : ceux-ci reçoivent sans que j’aie rien demandé une traduction instantanée relevant d’une logomachie incompréhensible débridée.
Je conclus à quelque “cheval de Troie” ayant pénétré l’enceinte de mon ordinateur de bureau, et, avant d’être assiégé tout à fait, décide de recourir à un antivirus puissant capable d’éradiquer cet ennemi d’un nouveau genre. Auparavant, j’ai vérifié que ma messagerie sur le téléphone et sur l’ordinateur portable se comportent normalement, sans cette glossolalie délirante, ce qui est le cas.
Mais. Après examen de l’antivirus censé réparer les affections informatiques, force est de constater que rien n’a changé pour autant.
Je vais devoir recourir à un autre navigateur pour que cessent ces délires verbaux sans rapport — quoique ayant jeté aux orties sa camisole de force — avec le vierge sage qu’assurément je suis ¡
25 septembre 2025
Je constate une baisse significative — sinon désespérante ¡ — des visites ces temps derniers sur ce site-ci.
Cependant, dans la perspective de mon périple prochain en Italie, je multiplie la programmation de billets (ceux concernant notre voyage en juillet, Khadija et moi) afin de maintenir l’habituel intervalle temporel de trois mois environ qui sépare le keepsake primitif (notes le plus souvent embryonnaires des “événements” tels que je les ai vécus) et sa mise au net définitive. Ce consignant, je m’efforce de mettre de l’avance dans ma rédaction, tout en maintenant possible une ultime main.
Ainsi de la relation de la rencontre avec Guillaume. Précisément, c'est ce terminus ad quem que je voudrais atteindre avant de m’en aller.
En attendant, numérologue toujours imbécile, je calcule des intervalles censément fastes entre nos étreintes et quelque calendrier propice dans les dates élues, exhaussant à sa juste mesure la qualité de notre rencontre…
Car, je mourrai sans doute idiot — et à tout le moins : stupidement ¡ —, mais j’ai sacrifié toute mon énergie à l’évocation du plus délicieux des lovers de ces treize dernières années.
* * *
Et, pensée qui n’est pas étrangère à Guillaume, je décide de me rendre vingt-quatre heures plus tôt que je l’avais prévu, au laboratoire biologique pour un prélèvement sanguin afin d’établir le taux de PSA en vue d’un rendez-vous médical avec un urologue — et demande à ce que soit effectuée une sérologie HIV, non que je sois défiant envers Guillaume non plus qu’envers ceux qui l’ont précédé, mais pour inscrire une page vierge au registre des amours à venir, en espérant bien que pourrait advenir le retour de cet amant magnifique (de quoi pouvoir se moquer de soi-même ¡)…
Plus prosaïque, le résultat tombe en cours d’après-midi : « dépistage négatif ».
Quant au taux des PSA et la vélocité de ces derniers, tout est revenu à la normale…
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