Lettre à J.-M. et Pascal - Postscript (sans date)
in memoriam J.-M.
[Feuillet sans date]
Post-scriptum
[S’agit-il d’un post-scriptum au postscript du dernier billet publié il y a un mois ici ? Cela me ressemblerait assez ¡ En outre, le papier à petits carreaux auquel j’ai eu recours ainsi que la qualité du papier paraissent tout à fait similaires… En outre, toutes les occurrences de « sentimentalité » que j’ai jamais pu usiter remonte à mon voyage en Thaïlande — et tout particulièrement, à propos de Thip, qui réapparaît ici…]
Je vois bien que la dernière feuille ne conclut rien, puisque, au contraire, elle introduit de nouvelles matières…
J’ai relu ces longues longues pages. C’est bien vrai que mon degré de sentimentalité ne s’est pas arrangé ces temps derniers,. Ni d’ailleurs mon degré d’intelligence. Et mon pouvoir de clairvoyance, encore moins.
Est-ce parce que nous sommes aveugles que nous sommes égoïstes ? — Ou est-ce le contraire ?
Je ne crois plus du tout que ma plus belle histoire d'amour soit celle que je n’ai pas eue (avec Manop ou Thip, par exemple). Je vous dis cela parce qu’il y a des façons de penser qui ont leur contrefaçon — ainsi que des façons de penser contre. Je verrais volontiers que Lindsay me contacte bientôt, car ce n’est pas élégant de me laisser sans nouvelle aucune. Je pense que ce devait se voir, hier soir, que j’étais fâché au moment où Christophe est parti, et comment aurait-il pu savoir que j’étais — plus encore — fâché d’être fâché ? Se pose alors, également, le problème de sa propre imbécillité, alors qu’on croyait ne devoir faire face qu’à l’imbécillité des autres…
Et d’autres choses, plus ou poins avouables. Je n’ai pas tout dit ici. D’abord pour en laisser lors d’une (maintenant) prochaine conservation. Egalement, parce que j’ai pu en oublier. Enfin, parce que j’attendrai, pour certaines, une véritable opportunité.
Certains endroits de cette lettre auraient pu être développés pour l’un, puis l’autre, de vous deux. J’ai dû tout rapporter à votre lecture double. C’est la première fois peut-être que j’aurais eu le désir de lettres séparées — au risque de me répéter. Enfin, ces lignes ne sauraient être parfaites… pour mille raisons !
J’ai hâte de vous voir. L’on renouera le fil du discours interrompu.
A bientôt.
Mes pensées les meilleures,
Romain
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