Tristan… Laurent, Sébastien… Emmanuel, Lucas… & alii (21)

Publié le par 1rΩm1

 

Tristan… Laurent, Sébastien… 

Emmanuel, Lucas… & alii 

 

(Journal [presque] extime) 

-=-=-=- 

21

 

[Tristan, 3] 

 

 

Tristan… Laurent, Sébastien…   Emmanuel, Lucas… & alii (21)

 

30 avril 2026 

Soir 

[Ajout du 14 mai :] A me relire, je m’étonne (et regrette ?) que mes phrases aient la dureté d’un os de seiche — quand j’en voudrais plutôt l’encre —, leur côté raide, rêche, leur rugosité m’effarant un peu. Peut-être cela tient-il au manque d’entours de la rencontre, le peu d’échange verbal, contrairement à la fois précédente, toute en mots, le sexe — le sperme ! — remplaçant d’autres détours jaculatoires. Il faut dire que je viens de relire ce que j’ai écrit d'Éric, autrement développé dans ce que j’ai approché du personnage. Et qu’à rebours, nous avions échangé jusqu’alors uniquement des mots, Tristan et moi. Quoi qu’il en soit, qu’on excuse cette se(i)cheresse — pécheresse autant que l’on veut !] 

 

Je reçois, inattendu (pas intempestif pour autant ¡), un message de Tristan : Tien Romain, bonsoir. J’espere que tu vas bien. 

La conversation s’engage. Son intention transparaît presque aussitôt et clairement : Ce soir j’aimerais ne pas etre seul mais c’est compliqué… (Je songe à Lucas dans cette façon d’amorcer, la tonalité amère en moins concernant ce dernier — mais Lucas est plus jeune !) 

Ces messieurs sont chiants quoi 🤣🤣🤣, précise-t-il — ce que je lui accorde volontiers, chacun estimant toutefois à part soi moins vrai d’envisager  la réciproque ¡… 

Une phrase m’incite à poursuivre, malgré l’heure avancée (ainsi que, à l’entier crédit de Tristan, le fait que j’ai apprécié notre précédente rencontre et que nous avons toujours poursuivi des clavardages, en pointillés) : Mais je sais aussi que tu es digne de confiance… 

Je m’amuse aussi de cette réplique : Et enfiles tes chaussettes et ton slip les plus tâchés et odorants 😜 ou pas ce que tu as de plus propres 😊 La encore y a que du jeu consensuel a 2 😇😇 

Or, je n’ai pas la moindre envie de prendre une douche, même si la précédente date de la veille. Mes sous-vêtements demeurent néanmoins propres quand j’en inspire l’odeur ¡ [Tristan, plus tard, en un oubli dommageable, dira regretter ne s’être pas occupé de mes pieds !] 

La conversation suit son galop (celui de Tristan) et il m’indique son adresse. Il a déménagé et habite désormais assez près de chez moi. Dans la voiture, je mets en route le GPS, la rue de Tristan, même si je la situe, m’étant inconnue. 

Sur place, comme je ne discerne aucun numéro sur les maisons, j’appelle au numéro de téléphone qu’il m’avait indiqué. Il me guide jusqu’à son entrée. Je gravis les cinq étages. Il me reçoit en peignoir, m’invite à me déchausser. 

Je le suis dans un salon de bonne taille très en désordre. Un cubitainer de vin blanc trône sur une table basse. Le volet roulant est aux neuf dixièmes baissé. Il fait chaud dans la pièce. J’ôte mon pullover, que j’abandonne sur une chaise haute près d’un meuble qui ressemble à un comptoir de bar. Alors que je m’assois à côté de lui, à sa gauche, il commente mon geste en m’enjoignant de me mettre à l’aise. Le prenant au mot, je me relève pour ôter mon polo et me mettre torse nu. Il commente ma semi-nudité en souriant : c’est comme sur ta photo. 

Je me rassieds, caresse ses cheveux, son bras, vois avec plaisir dans le décolleté du peignoir qu’une fine toison court sur sa poitrine — détail que j’avais oublié, même si j’avais conservé une de ses photographies qui le montre tout sourire, un bras au-dessus de la tête, le torse coupé à hauteur de ses seins (que l’on ne voit qu’à demi, tant à droite qu’à gauche), ainsi qu’un autre cliché où il figure nu devant un miroir dans une salle de bains et sur lequel ce détail n’apparaît guère du fait d’un bras replié, le corps nu coupé cette part au départ de la toison pubienne.  

Son corps est très chaud. J’embrasse à pleine bouche son haleine d’une tapissée de tabac — le corps moins sauré que je ne l’avais craint, constaterai-je bientôt, pensant à Thierry, un amant de jadis dont j’ai perdu la trace dorénavant. 

Il baisse son boxer (noir, à l’instar du mien) et me montre son sexe enrubanné d’une chaussette. Il explique avoir eu un premier visiteur, parti avant que rien de concluant n’ait lieu. Il me semble comprendre que la chaussette lui appartenait, mais je glisse sur ce détail, ainsi que sur la précision, impatient au vrai de la suite. 

Après quelques temps d’approche de nos corps (il a flatté mon sexe, devenu dur, état qui perdurera jusqu’au terme de nos ébats), il m’invite à aller dans sa chambre, où un spot diffuse une faible lumière rouge — comme dans un lieu de plaisir, dit-il. 

J’ôte mon pantalon. Lui, a déposé sur le canapé son peignoir, a retiré son boxer noir. La seule chaussette blanche qui l’habille encore fait une protubérance du meilleur aloi, le membre s’en trouvant augmenté de l’épaisseur du coton… 

(à suivre)

 

 

 

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