Sur les routes de l'Italie du Nord (3)
Sur les routes d'Italie
sulle strade (gloriose) d'Italia
(Journal extime)
(2 - 16 octobre 2025)
III
3 octobre 2025
Matin
Encore éprouvé par les désagréments survenus la veille, je suis la proie d’une nuit assez agitée.
J’applique des bandes d’adhésif gris argenté sur la baguette de l’aile droite de ma voiture (gris métallisé, tant et si bien que cela ne se remarque pas de façon criante), impossible à maintenir dans les encoches, endommagées, prévues à cet effet : je n’ai pas envie qu’un petit plaisantin arrache de son logement ces ornements plastifiés…
J’achète un ticket de tram pour me rendre au centre de Turin. Nous sommes débarqués, sans que j’en comprenne la raison, en cours de trajet, non loin de la gare.
Je me rappelais cependant d'un office de tourisme à proximité. Je retrouve sans peine celui-ci. La femme qui m’accueille parle très bien français. Elle m’indique l’autre agence où je pourrai me procurer la Torino + Piemonte Card, puisque impossible est de l’acheter sur place.
Je vais donc en ligne presque droite jusqu’au Palazzo Reale — non (donc) sans effectuer un détour dans une galerie turinoise — la Galleria Federico — où je repère la façade art déco de ce cinéma…
A l’office de tourisme, j’apprends qu’une grève des transports a lieu le jour même. Entre-temps j’ai croisé des graffiti « ACAB », dont j’ignorais le sens avant le 10 septembre (français) dernier. [Encore me suis-je mépris sur la signification de l’acronyme, du fait d’une traduction plaisante, cependant adoucie, pêchée je ne sais où : Anti/ Capitaliste, Anti/… Banques ???] Partout, une même colère paraît gronder, impuissante encore.
J’écris ces lignes-ci dans un bar où je commande une birra piccola, avant de m’attabler (peu avant midi, évitant une éventuelle file d’attente et retardant d’autant l’échéance d’une première entrée dans un musée) devant un sandwich un peu chiche et un verre de vin blanc de la cafétéria du Palazzo Reale.
Je me détends alors un peu.
Après-midi
Bien des lieux que j’entendais reparcourir s’avèrent fermés : deux étages du Palais Royal, le second de la Galleria Sabauda ainsi que le Museo Archeologico, la Pinacoteca dell’Accademia Albertina di Belle Arti ainsi que le MAO, Museo d’Arte Orientale, que j’aurais eu plaisir — ce dernier surtout — à revoir. En revanche, le Museo di Arti Decorative, qui n’ouvre que par intermittences, sera ouvert le lendemain. Et j’hésite à me rendre au Museo Nazionale del Cinema : je crois me souvenir l’avoir visité sans réel enthousiasme au printemps 2018.
En attendant, j’arpente à nouveau, sans vraiment m’attarder, les appartements royaux, écrasé par les fastes de cristal et de bronze de la salle à danser
— avant de m’abymer à plaisir dans les peintures de la Galleria di Sabauda, ma moisson photographique améliorant la précédente sans que j’hésite à pratiquer des redites (signalées ici par des astérisques devant les titres)…
Antoon van Dyck (Anvers 1599 - Londres 1641), I figli di Carlo I d’Inghilterra, The Three Eldest Children of Charles Ier, 1635, Olio su tela/ Oil on canvas, Galleria Sabauda, Palazzo Reale Torino
Giovanni Francesco Barbieri, detto Guercino (Cento 1591 - Bologna 1666), *Padre eterno/ God the Father, 1646, 106 x 176 cm, Huile sur toile
Antoon van Dyck (Anversa 1599 - Londra 1641), *Ritratto equestre del principe Tommaso Francesco di Savoia-Carignano/ Equestrian Portrait of Prince Thomas Francis of Savoy-Carignano, 1634, 315 x 236 cm, Olio su tela/ Oil on canvas
Pas plus que cette Annonciation due au père d'Artemisia, je ne me rappelais néanmoins avoir vu ce saint Jérôme peint par Valentin de Boulogne
Jean Valentin o Jean de Boulogne, detto Valentin de Boulogne (Coulommiers 1591 - Roma 1632), Saint Jerome, 1620 circa, Huile sur toile
— si, au contraire, j’avais conservé la mémoire de cet autre saint Jérôme de Ribera, attribué jadis d’ailleurs au précédent !
Jusepe de Ribera, detto lo Spagnoletto (Xàtiva 1591 - Napoli 1652), San Gerolamo penitente/ Saint Jerome penitent, post 1648, Olio su tela
Francesco Cairo (Milano 1607 - 1665), Orazione nell’Orto/ The Agony in the Garden, circa 1634, Olio su tela/ oil on canvas
Il en est de même de cette Hérodiade de Francesco Cairo.
Francesco Cairo (Milano 1607 - 1665), *Erodiade con la testa del Battista/ Herodias with the head of John the Baptist, circa 1633, 102 x 82 cm, Olio su tela/ oil on canvas ; Death of Lucretia, 1633 - 1635, Olio su tela/ oil on canvas
Je ne revois toutefois pas d’autres toiles photographiées alors, peut-être conservées à l’étage auquel je n’ai pas accès…
(à suivre)
/image%2F1267654%2F20251220%2Fob_1cecec_img-3964.jpeg)
/image%2F1267654%2F20251220%2Fob_b3b464_img-3966.jpeg)
/image%2F1267654%2F20251220%2Fob_84379f_img-3968.jpeg)
/image%2F1267654%2F20251220%2Fob_40d75f_img-3969.jpeg)
/image%2F1267654%2F20251220%2Fob_6c89f7_img-3971.jpeg)
/image%2F1267654%2F20251220%2Fob_9f6836_img-3973.jpeg)
/image%2F1267654%2F20251220%2Fob_c04f7a_img-3982.jpeg)
/image%2F1267654%2F20251220%2Fob_42617c_img-3975.jpeg)
/image%2F1267654%2F20251220%2Fob_2c345f_img-3977.jpeg)
/image%2F1267654%2F20251220%2Fob_185e0a_img-3980.jpeg)
/image%2F1267654%2F20251220%2Fob_1f4176_img-3985.jpeg)
/image%2F1267654%2F20251220%2Fob_82daa6_img-3987.jpeg)
/image%2F1267654%2F20251220%2Fob_f17c54_img-3988.jpeg)
/image%2F1267654%2F20251220%2Fob_67dd26_img-3990.jpeg)
/image%2F1267654%2F20251220%2Fob_758e96_img-3992.jpeg)