Par Paris parallèle (journal croisé), 2
Journal extime
(Paris parallèle : 1er avril 2026 - 7 avril 2026 ;
2 juin 2026 - 8 juin 2026)
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June in Paris (again), 1
En amont, 23 mai 2026, Courriel pour Aymeric (intitulé No way ?) :
Bonjour Aymeric,
M’empêcheraient-ils de partir (cf. photo du jour jointe au message — “danger de mort”, “route barrée”) ? Une certaine démangeaison d’aller à Paris pourtant s’installe !
Rappelle-moi tes disponibilités : tu es bien en baie de Somme du 6 au 11 juin ? Et avant ? et après (jusque l’Allemagne-Autriche) ?
Il commence à faire chaud et juin-juillet vont venir vite — et la chaleur, s’installer…
Mes amitiés,
Romain
24 mai
Bonjour Romain
Voici mes indisponibilités pour les semaines qui viennent :
1er juin
5 au 11 juin (et peut-être le 12 aussi)
16 et 17 juin
Et quelques jours en Bretagne avant fin juin mais dates non encore arrêtées
En juillet je pars le 24.
Mon planning n’est pas très stable.
Profitons des belles journées qui arrivent.
Amitiés
Aymeric
25 mai
Bonjour Aymeric,
Merci pour ta réponse :)
— Il y a loin de la coupe aux lèvres — du projet à sa réalisation, et, sans réponse de Pascal et F., les perspectives d’emprunter l’une des voies de chemin de fer prises en photo s’éloignent, même si les rails donnent toujours l’impression de se rejoindre à l’infini… Mais je te tiens au courant (naturellement) s’il y a lieu !
Amitiés,
Romain
28 mai
Bonsoir Aymeric,
La voie n’est plus barrée ! Je serai à Paris du 2 au 8 juin prochains.
— Et la chaleur se sera calmée !
Car j’ai eu un appel téléphonique dans l’après-midi de Pascal, qui m’a dit que l’appartement était disponible dans la période.
Pour le moment, je suis parvenu à acheter mon billet aller — quand l’opération n’a pu réussir pour le retour : j’ai reçu un message par deux fois (en anglais !) comme quoi le site connaissait des difficultés momentanées et n’avait pas réussi à finaliser ma demande de paiement de carte bancaire… Je réessaierai demain quand le serveur se sera remis de la canicule !
Désolé, pour la circonstance, de m’y prendre si tardivement…
Selon le calendrier de tes indisponibilités, tu devrais être libre le 3 ou le 4 (j’arrive le 2 en fin de soirée). Le 3 te conviendrait-il ? Cela nous changerait du sempiternel jeudi ! (mais si tu préfères le 4, à ce stade, ce n’est pas un problème).
Resterait à définir un programme : expo, musée, cinéma… Je ne me suis pas encore penché sur la question. Mais, bien entendu, comme le temps presse un peu, je m’y attellerai dans la soirée et/ ou demain, et tu auras peut-être des idées de ton côté.
Au pire, en l’absence d’envies communes, nous pourrions nous retrouver mercredi ou jeudi en milieu d’après-midi à la Butte-aux-cailles, puis aller voir comment se porte le serveur mirifique (s’il a le bon goût de travailler ce jour-là ¡)…
Amitiés,
Romain
2 juin 2026
Je n’en pouvais plus. Je n’en pouvais plus de la chaleur — les températures les plus chaudes jamais enregistrées au mois de mai en France depuis les premiers relevés établis par l’homme — qui s’était abattue sur qui restait de nos cerveaux.
Je n’en pouvais plus de ne pas bien dormir en raison de tensions accumulées depuis quelques mois. De m’être affronté, d’abord, à Angelo, de plus en plus mal intentionné, agressif, paranoïaque, puis d’avoir dû jouer, malgré moi, les directeurs de travaux pour un chantier que je n’avais pas souhaité.
Je n’en pouvais plus de ne plus bien dormir à cause de la chaleur même régnant dans l’appartement, et, c’est pourquoi, au vu des prévisions météorologiques de la première semaine de juin autrement plus clémentes, j’avais demandé à Pascal si leur appartement était libre…
Je reçois un message de T. en début d’après-midi : A tout hasard, Paul et moi sommes au L****. Les bagages sont presque bouclés. J’hésite pourtant à les rejoindre — et laisse provisoirement sans réponse le message.
Je vais chez l’orthophoniste en milieu d’après-midi. Après que les jardins ont été douchés au début d’après-midi, le soleil est revenu, provoquant, après la pluie, une sensation de touffeur.
La séance s’avère assez fructueuse — il s’agit de répéter vers à vers des alexandrins de Corneille dans quelque épître au roi, et je prends appui sur les e atone pour m’aider à la scansion du texte, — puis de répéter par trois fois des vocables à la phonétique difficile ; or, pour m’être déjà frotté plusieurs mois auparavant à la toile émeri desdits termes, je constate des progrès à l’évidence : fluidité, rapidité, articulation, tout est devenu plus aisé…
Réjoui de la séance et calculant le temps me demeurant imparti avant mon départ, je décide alors de rejoindre au café T. et Paul. A peine me suis-je mis en chemin, que de premières gouttes, larges et drues, viennent s’écraser sur l’asphalte et les têtes.
Et de regretter incontinent ma décision. C’est sous un déluge que j’achève les quelque cinq cents mètres de mon trajet jusqu’à eux.
Je suis dans ce café près de la gare en compagnie de Paul et T. et nous devisons joyeusement malgré la perspective de devoir sans doute être trempé en repartant, lorsque je reçois un message : mon train entre Metz et Paris est annulé. Puisque je n’ai qu’à traverser la rue, T. suggère que je m’adresse au guichet de la SNCF. Un employé me reçoit très courtoisement et échange sans discuter mon billet avec correspondance pour un trajet direct — de sorte que je partirai plus tard et arriverai à la Gare de l’Est au bout du compte plus tôt.
Soir
A peine le train s’est-il mis en mouvement qu’il ralentit, puis s’arrête à hauteur de la première gare.
Nous arriverons à Paris avec vingt minutes de retard.
Contrairement aux fois précédentes, je parviens sans difficulté à obtenir un forfait hebdomadaire pour les transports parisiens…
(à suivre)
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