Si tant est que ce ne soit pas une maladie… (7)

Publié le par 1rΩm1

 

 

Si tant est que ce ne soit pas une maladie

Carnets d'un convalescent

(Journal extime)

Work in progress

 

7

 

Si tant est que ce ne soit pas une maladie… (7)

19 juin

Seuls événements notables de la journée : mon troisième rendez-vous chez le médecin, ma deuxième séance auprès de Sacha.

 

[Le souci de me réparer est immense — quand les notations de mon journal se font, quant à elles, de plus en plus brèves, sinon lacunaires :]

 

21 juin

Plus d’ecchymose à l’aine — ou presque.

 

22 juin

Simone m’a proposé une séance de Feldenkrais afin de faire jouer l’épaule droite.

 

23 juin

Le médecin agréé consulté après un examen rapide — que, pour ma part, je trouve vraiment sommaire — m’autorise la conduite.

J’éprouve un vrai soulagement à ne plus désormais dépendre d’autrui pour me faire véhiculer.

 

24 juin

Au café avec Paul, Marthe, T., M.-C. et Eliane.

Je dîne avec M.-C. ensuite.

 

25 juin

Matin

Le rendez-vous que j’avais pris auprès des services préfectoraux par Internet (à 11:02 précises !) s’avère inutile. Je me retrouve au milieu de conducteurs (tous des hommes, pour le peu d’entre eux que j’ai aperçus) qui se sont vu suspendre leur permis de conduire après un flagrant délit d’ébriété (je songe à R., à qui c’était arrivé au moins, à ma connaissance, deux fois)

Le médecin, perplexe, quand j’expose ma requête, finit par comprendre que je me suis fourvoyé. Il se renseigne alors sur la nécessité ou non de faire avaliser par quelque instance supérieure l’avis émis sur le médecin agréé l’avant-veille.

(Force est de constater qu’à mesure que j’explique ma démarche, le ton se fait moins rude. Je ne suis plus un délinquant… C’est aimablement qu’on me fait patienter… Puis on me renvoie avec magnanimité et encouragements pour la suite…

Au moins, me dis-je pour me consoler de cet épisode dont j’aurais pu me passer, n’aurai-je pas eu le loisir de devoir me déshabiller devant les autorités médicales !)

 

Après-midi

Repas avec tous les collègues au grand complet.

Etienne (je n’ai pas voulu le décommander, puisqu’il s’était montré si empressé, mais j’aurais pu employer mes nouveaux moyens automobiles) est venu me chercher — et il me ramène ensuite jusque chez l’orthophoniste. Nous nous apercevons tout soudainement, lui et moi, que nous avions oublié de mettre un masque au cours de ce second trajet.

La conversation avec cette assistance nombreuse m’aura laminé…

J’étais venu en quête d’informations à recueillir sur les services des uns et des autres, spécialement pour obtenir des informations concernant T., qui vient de muter dans le lycée où j’enseignais à la faveur de ma demande de disponibilité.

Je suis heureux que mon départ fasse ainsi des heureux — en l’occurrence, lui et B***…

Je me suis moins content de comprendre que P. est le compagnon de Evelyne, la collègue qui nous reçoit chez elle, car j’avais eu avec lui un différend qui avait mis en pleine lumière toute la cuistrerie dont il était capable. Or, quand j’arrive, il survient, s’empare de sa main, qu’il secoue en tous sens, en proférant combien il est ravi de me voir ! Je proteste de ce geste parfaitement incongru : « on n’a pas le droit ! », référant à cette époque de coronavirus et de « gestes barrières ». (« Arrière ! Arrière ! », aurais-je eu envie de dire…)

Cela mis à part, la réunion est conviviale — même si la fatigue qui en découle me roule et me roule dans ses immenses rouleaux !

* * *

Christine, que je vois en fin d’après-midi, dit avoir été jadis très jalouse de Romain !

 

Long téléphonage ensuite avec Claudie.

 

Vendredi 26 juin

Pour me rendre au lieu où officie Sacha, j’utilise la voiture pour la première fois depuis que je suis sorti de l’hôpital. C’est notre troisième et ultime séance. Je m’en remets volontiers à ses mains.

 

Je vais chercher et j’emmène mon père pour aller voir ma mère à l’EHPAD.

Il prodigue des soins pour elle : il lui rase les jambes, lui mets de la crème sur le visage ; il multiplie les adresses affectueuses

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article